Quand on tourne.

Je tourne et tourne et tourne encore.
Batifole dans un rêve de papier.
Je crée je crée une marionnette.
Que je joue à en perdre la tête.

Simple pantin complètement désarticulé,
Mensonges, rêves, tout est calculé.
Je ne suis qu'un tourbillon grotesque,
Une poupée décérébrée, clownesque.

Ce dont je rêve, finalement, c'est peu de choses.
Une musique, un film, un peu de parfum.
Du chocolat, une tasse de café, une clope,
Un rire, des bras, des lèvres, un livre ancien.
Mon rythme à moi est marqué
Par des bêtises, des contes et des salades,
Ce que je cultive, dans ce potager,
ce ne sont pas que des tomates.

Le jour où je calculerai moins,
Où tout sera plus simple, sans doute un matin,
Quand mes mots auront retrouvé la raison,
Quand mes rires seront sans artifice,
Que mes yeux seront sincères
Et ma folie finalement spontanée ...
Alors là. Alors là.
Sans doute tout sera plus simple.
Et de mon jardin je jetterai la clef,
Et sur tes lèvres j'irai me perdre.

# Posté le dimanche 28 juin 2009 16:53

Nouveauté


La pluie qui se glisse dans mon dos,
Un frisson, dans ma nuque un souffle chaud.
L'ambiance cosy d'un salon de thé
Réchauffe mes mains, glacées.
Autour de la tasse fumante, mes doigts,
qui enlacent la porcelaine brulante,
Imaginent leur parcours déjà
Contre ta peau, progression lente.

Qu'il pleuve, qu'il vente,
rien ne me réconforte autant,
qu'une tasse aux saveurs exquises,
Qu'un carré de chocolat, une bêtise.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 06:26

Ô Rage!

Ô Rage!
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Il y avait dans le ciel
Ce drôle de nuage :
Orage.

Orage qui tombe
dru comme la pluie
et balaie d'un souffle de vent
Toutes ces vilennies.

Je t'aime Orage,
Ô rage que je t'aime.
Ton grondement sourd
Fait dans ma poitrine
Battre mon coeur
La chamade.

Cet Orage, vois-tu,
Panse mon coeur
De gris.
Sa douce mélodie
m'entraîne au pays des songes,
Dans les doux bras fragiles
de Morphée.

J'aime si mal
Que l'orage éteint
Toutes ces illusions.




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# Posté le vendredi 01 juin 2007 11:09

Petit théâtre

Petit théâtre
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Rayon de soleil sur sa peau
Le début d'un été.
L'air est chaud, étouffant.

Acte premier :
L'homme s'échappe de l'ombre,
déboutonne les premiers boutons
De sa chemise.
Son pas sur le bitume se fond
dans la moite torpeur
De la rue goudronnée.

Acte deux :
La femme s'étire, languissamment,
Les draps froissés, le lit déjà frais.
Sur sa joue, la marque du tissu
est dessiné en tableau surréaliste.
La voilà qui déplore son amant
Déjà trop tôt parti.

Acte trois :
L'amant sue à grosses gouttes.
Il éponge son front.
Il s'esquive, non sans doute.
Mains dans les poches
Il rejoint
La froideur éclairée
De son réfrigirateur.
Une bière se décapsule.

Acte quatre :
L'amant drolatique expire,
Sa masculinité est virile,
Il est fier, amusé, de la fragilité
de sa douce conquête.
Farceur il a déjà en tête
de refroisser d'autres draps.

Acte cinq :
La femme ridicule
S'obstine à l'aimer.
Ce corps qu'elle a donné,
Il est à lui? Tout entier?
A la fenêtre elle fume,
se voulant l'air
d'une star de cinéma.

Epilogue :
Ces deux êtres pathétiques
ne vivent pas l'un sans l'autre.
L'homme assoifé de chair
La femme assoifée d'amour.
Ils ne se comprennent pas?
Qu'importe,
Ils se complètent.



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# Posté le dimanche 29 avril 2007 14:19

Un Baiser.

Comme une mouche
Attirée par du miel
C'est ta jolie bouche
Que j'aime, elle,
Jolis pétales roses;
Autour ta peau repose
Doucement, mais piquante
Elle n'était pas rasée.

Si le chant d'un oiseau
Vient troubler ce moment
C'est en fermant son bec beau
Que je le ferai taire en cet instant.
Car ici il y a toi,
Puis tout près tout près, il y a moi,
Chuchotant en tes oreilles
Des promesses : Merveille!

Aime-moi simplement,
C'est tes lèvres que je veux,
Ne joue pas au prince charmant
Et ferme juste les yeux.
Rêve, rêve en riant,
Nous nous réveillerons trop tôt,
Rêve, rêve bel enfant,
Ce baiser n'était pas de trop.
Un Baiser.

# Posté le lundi 05 mars 2007 02:03